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Etre payé est essentiel, mais être payé dans les temps l’est tout autant. En France, 25 % des défaillances sont causées par des retards de paiement*. Infolegale vous propose de faire le point sur la question.

Pourquoi maîtriser les retards de paiement ?

Aussi sensible que chronophage, la gestion des retards de paiement n’en demeure pas moins essentielle.

Afin d’avoir une vision plus concrète de l’impact des retards de paiement sur la trésorerie, il suffit de rappeler 3 principes clés :

  • Les délais de paiement que s’octroient les entreprises dans le cadre de leurs relations commerciales induisent un crédit implicite (le crédit inter-entreprises) qui est évalué à 635 milliards d’euros soit l’équivalent de 1/3 du PIB de la France*.
  • Ces délais de paiement ne sont pas abstraits : chaque délai octroyé est autant de risque d’impayé et de chiffre d’affaires mobilisé.
  • S’il n’existe pas de corrélation directement mesurable entre le nombre de retards de paiement et le nombre de défaillances, leur évolution dans le temps suit une courbe comparable.

D’autre part, les entreprises ont tendance à répercuter les retards de paiement sur leurs fournisseurs. Par conséquent, le retard de paiement peut détériorer la situation financière d’autres fournisseurs à la trésorerie plus fragile et engendrer des défaillances en chaîne.

Ces défaillances en chaîne peuvent avoir un impact direct sur votre propre entreprise, si ces défaillances impliquent des fournisseurs stratégiques.

Plus grave encore, ce crédit inter-entreprises non-maîtrisé exige un financement supplémentaire par le biais d’emprunts bancaires et, en tout état de cause, en augmentant votre poste clients. A court terme, vous serez contraints d’assainir votre situation en comptant sur une augmentation de votre activité commerciale ou en répercutant ce coût sur vos tarifs.

Effets d'un impayé

Les entreprises françaises ne sont pas pour autant les mauvais élèves sur le plan européen : elles comptent 11 jours en moyenne de chiffre d’affaires mobilisé contre 13,2 jours en moyenne en Europe. Néanmoins, elles sont globalement structurellement sous-capitalisées par rapport à leurs voisines européennes. Ainsi, les entreprises ayant des marges trop faibles se retrouvent fragilisées si les retards de paiement commencent à s’accumuler.

 

Comment maîtriser les risques liés aux retards de paiement ?

Il existe 3 familles de solutions permettant d’avoir un contrôle sur les retards de paiement. Du plus préventif au plus curatif :

  1. Les solutions permettant d’anticiper les risques: informations financières, bases de données à valeur ajoutée, scoring de défaillance…
  2. Les solutions se focalisant sur la couverture des risques: assurance-crédit, affacturage, garanties et cautions…
  3. Les solutions et métiers permettant d’améliorer le recouvrement: logiciels métier, cabinets de recouvrement, avocats…

Lire notre article sur les solutions pour gérer votre risque clients.

 

Quelle(s) typologie(s) de solutions privilégier ?

Tout d’abord, ces solutions ne sont pas incompatibles. Comme nous venons de le préciser, chacune offre une option supplémentaire permettant d’agir sur les retards de paiement :

  1. En anticipant les risques, vous vous focalisez sur les aspects préventifs. En d’autres termes, vous récoltez des informations indispensables sur vos clients pour éviter certains profils (les payeurs insolvables, les mauvais payeurs, les payeurs négligents…).

Une fois le renseignement pris, vous pouvez en connaissance de cause proposer rapidement des solutions adaptées à chaque profil de client. Par exemple, rien ne vous interdit de proposer aux clients peu solvables différentes options pour collaborer sans risque d’impayé : assurances crédit, acomptes, délégations de paiement, garanties bancaires...

  1. Vous pouvez également transférer les instruments décisionnels à un tiers, en privilégiant l’assurance-crédit. Dans ce cas, le financement et la couverture de votre poste clients seront assurés sous certaines conditions et en échange d’une commission. Celle-ci varie en fonction du risque encouru, c’est-à-dire en fonction de critères que vous ne pourrez pas évaluer vous-même. Néanmoins, si vous dépendez de quelques clients stratégiques, l’assurance-crédit vous permet de vous garantir contre le risque de défaut de ceux-ci.
  2. Enfin, les solutions permettant d’optimiser le recouvrement des créances interviennent en dernier recours. Ils ne sont pas des outils décisionnels, mais des options toujours utiles afin d’améliorer votre organisation interne. D’autant que le recouvrement des créances est, comme nous le précisons en introduction, un métier à part entière, requérant sensibilité et beaucoup de temps.

Aujourd’hui, les outils préventifs, c’est-à-dire les outils permettant d’anticiper les risques, sont plébiscités par 69 % des credit managers selon une étude réalisée par l’AFDCC**.

En effet, depuis quelques années une politique volontariste des pouvoirs publics a permis la réduction des délais de paiement. Or, plus les délais de paiement s’allongent, plus l’encours client est élevé et justifie l’utilisation d’une couverture (assurance, affacturage, garanties…).

Au contraire, l’auto-assurance vous permet :

  • de conserver la main sur ce poste éminemment stratégique en collectant des informations discriminantes sur vos clients ;
  • tout en économisant le coût relatif à la couverture de votre poste clients.

Néanmoins, l’assurance-crédit conserve un intérêt si votre modèle économique repose sur quelques clients stratégiques.

 

A retenir :

  • Les retards de paiement se maintiennent à un niveau élevé, au-dessus de 11 jours de chiffre d’affaires, depuis plus d’une décennie.
  • Ils est devenu essentiel de les garder sous contrôle car ils représentent plus de 635 milliards d’euros soit l’équivalent de 1/3 du PIB de la France.
  • Des instruments vous permettent de vous organiser, qu’ils soient préventifs ou curatifs : l’auto-assurance, l’assurance-crédit et le recouvrement
  • Contrairement aux idées reçues, ces outils ne sont pas incompatibles bien que la réduction des délais de paiement incite les credit managers à privilégier l’auto-assurance.

 

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* Fédération Nationale de l’Information d’Entreprise, de la Gestion des Créances et de l’Enquête Civile (FIGEC)

** Association des Credit Managers (AFDCC), Credit Management Survey 2016, p. 6

By Infolegale | 12/08/17 | Risque client

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